mini-makett youpi
prochain arrêt 16 mai 2026, 23 mai 2026, marché jean-talon (Montréal)
avec David Bellemare

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détail
david bellemare
philippe caron-lefebvre
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Le mini-makett est une plateforme mobile et éphémère de promotion de l’art contemporain. Cet engin expose des oeuvres d’artistes dans des espace publics divers de la région métropolitaine montréalaise.

Pour y exposer, merci de le faire par courriel

mnmakett@gmail.comInstagram

détailmini-makett2026-présent

Le mini-makett est une galerie mobile sur vélo cargo (construit à Montréal, Canada) permettant l’exposition éphémère d'œuvres dans des espaces publics extérieurs. Il explore ainsi les limites dialectique de l’art, de son histoire et de ses institutions, en jouant sur les mots et avec ses standards, pour mieux explorer la perception des productions artistiques et la relation entre créateurs et créatures, en se les ré-appropriant. Le mini-makett est un projet ludique et démocratique dont le but est de faire découvrir le monde de l’art au monde.

Les œuvres présentées dans le mini-makett sont:

- issues de la pratique d’artistes invité-es et sur appels à projets.

- et/ou issues d'ateliers de médiation qui ont lieu dans, ou autour, de l’endroit où le mini-makett se gare. Les participant-e-s sont ensuite invité-e-s à joindre une parade à vélo amenant l’exposition dans un lieu public pour la vernir.

Le mini-makett est flexible: il s’immisce dans les interstices du quotidien. La galerie poeut accueillir des oeuvres tri- et bi-dimensionnelles d’un format maximum de 30 x 23 x 60 pouces (longueurs x profondeur x hauteur).

Il n’y a pas d’appels à projet. Pour y exposer veuillez écrire à  mnmakett@gmail.com


de détails
Les ateliers portent sur le langage inhérent au processus de création artistique ainsi que sur la valeur, le statut et la définition intrinsèque d’une œuvre d’art. Durant les ateliers, les participant-e-s, tel-les des moines copistes, seront invité-es à s’approprier et produire une copie miniature d’une œuvre d’art majeure. Une exposition sera commissariée avec les productions des participant-es (Les productions seront ensuite sélectionnées), mise en espace dans le mini-makett et présentée dans des espaces publics de la ville de Montréal, suivant une concertation commune et démocratique. Une fois complétées et agencées, ces productions sont transportées grâce au mini-makette jusqu’à leurs destinations finales d’exposition. Elles obtiennent, par leur filiation à une institution reconnue, un nouveau statut, autre que celui de “bricolage”, mais d’œuvre d’art et ainsi, son-sa créateur-trice, le statut d’artiste.

encore des détails
Le mini-makett est un projet qui, dans sa globalité (comprenant les ateliers et les expositions), propose à ses protagonistes de se réapproprier l’Histoire de l’Art en reproduisant certaines œuvres phares (“à la manière de …”) par le mélange de styles, références et techniques, mais surtout en réinvestissant l’espace pblic comme lieu d’exposition. Par la reproduction, le mini-makette analyse concrètement ce qu’est la “touche” de l’artiste afin de poser la question universelle: est-ce l'œuvre qui fait l’artiste ou l’artiste qui fait l'œuvre? En permettant à tout un chacun de s’approprier le travail d’un-e autre et de le reproduire avec les moyens du bord, le-la participant-e réinterprète l'œuvre selon sa perspective et ses habiletés et se libère des carcans de l’histoire. Les expositions ainsi créées expriment un moment commun de création “intersubjectives”.
Pigeonnade David Bellemare
16 & 23 mai 2026

“Puisque le projet appelle, par son existence, à la transformation, au ludique et au camouflage, j’ai ressorti mes pigeons. Place à la Pigeo(n)nade.

Les sculptures présentées sont moulées à partir de faux perroquets que j’ai trouvés, puis peints comme des pigeons. Ce détournement s’inspire d’un fait divers provenant du Royaume-Uni. Là, des populations de perroquets se sont échappées et ont commencé à cohabiter avec les pigeons. Ce déplacement des espèces n’est pas neutre : il s’inscrit dans des histoires de circulation forcée, d’extraction et d’expansion coloniale, où les empires ont déplacé autant les corps que les écosystèmes. Dans un contexte actuel de fermetures des frontières, ces circulations deviennent encore plus révélatrices de ce qui peut — ou non — traverser les limites imposées.

Ici, à Montréal, ce changement est ramené dans une forme de fiction. Le perroquet adopte donc l’apparence du pigeon pour se fondre dans notre paysage urbain.

Cette idée de camouflage fait aussi écho à une expérience plus personnelle. En tant qu’homme bisexuel perçu comme hétéro, je navigue constamment entre visibilité et effacement, entre ce qui est lisible socialement et ce qui reste moins apparent.

Pigeon(n)ade joue donc avec ce décalage. Le kiosque attire par son apparence ludique et son incongruité. Ce qui semble évident ne l’est pas toujours.”

-- David Bellemare, 2026

Instruments spéculatifs pour sonder l’insondablePhilippe Caron-Lefebvre
26 et/ou 27 et/ou 28 et/ou 29 et/30 juin 2026

“Cet ensemble de pièces rassemble un étrange arrangement d’objets et de curiosités qui ne semblent pas avoir de fonction précise. En effet, ceux-ci réunissent des amalgames de matériaux agencés à des dispositifs empruntant au langage scientifique, formant de petites sculptures qui tentent, de manière poétique, de sonder l’inconnu.

À mi-chemin entre l’instrument de mesure, l’artefact archéologique et le prototype spéculatif, ces choses suggèrent des usages sans jamais que l’on puisse vraiment comprendre comment celle-ci fonctionne. Elles évoquent des technologies imaginaires conçues pour observer des phénomènes qui échappent à la perception humaine… les profondeurs du temps, les métamorphoses des atomes ou encore déchiffrer les mystères du cosmos.

Ces sculptures invitent à une expérience de contemplation et d’émerveillement. Elles proposent moins des réponses que des hypothèses, ouvrant un espace où l’imaginaire rencontre l’observation scientifique. Dans cette rencontre entre science-fiction et matérialité, ces instruments spéculatifs souhaitent nous rapprocher du monde intangible qui nous échappe.”

-- Philippe Caron-Lefebvre, 2026